Lundi 13 février, un tractage a été organisé par Charles BEIGBEDER et Valérie Montandon, pour dénoncer la pratique, très grave, de constitution de fichiers sur les locataires des résidences de Paris Habitat : voir ici.
En effet, jeudi 2 février 2012, la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) a rendu publique une mise en demeure pour « atteinte à la vie privée de ses locataires » envers Paris Habitat (office public HLM de Paris). Il est reproché au bailleur social d’avoir établi un fichier initialement dédié à la gestion locative contenant des données personnelles. En effet, le fichier comportait notamment une zone « commentaire » comprenant des mentions très confidentielles sur les locataires. Ces informations font état de données de santé comme les mentions « séropositif », « cancer », mais aussi des renseignements sur la sexualité, des données financières ou relatives à des infractions telles que les mentions « violence conjugale » « violent très procédurier », « pas de nationalité française », « ancien SDF addiction boisson » etc…
Ces informations confidentielles ne peuvent en aucun cas être collectées sur de tels fichiers et surtout mises à disposition des 1 200 gardiens d’immeubles. Le Maire de Paris affirme qu’il s’agit de faits « graves mais relativement marginaux ». Mais c’est tout de même la multitude des plaintes de locataires qui a poussé la CNIL à rendre public ce scandale du fichage illégal, c’est bien la preuve qu’il ne s’agit en aucun cas de situations isolées ! Alors, au lieu de minimiser les faits, la municipalité serait plus inspirée de se poser les bonnes questions sur ce fichage massif, inacceptable et humiliant.
C’est tout de même la deuxième fois que la gestion de Paris Habitat est ainsi dénoncée, après une première condamnation par la Cour des Comptes. Les élus UMP ont demandé instamment au maire de Paris de tirer les conséquences de ces dérives, et à la direction générale de paris Habitat d’établir toute la transparence sur ce dossier. Au lieu de ficher ses locataires, Paris Habitat qui gère plus de 120 000 logements devrait plutôt se concentrer sur ses missions de service public comme le respect de l’application du règlement intérieur afin d’assurer le bien-vivre dans ses ensembles, la revalorisation du travail de ses gardiens d’immeuble, la réhabilitation du parc existant etc…
Décidément la politique du logement de la mairie socialiste n’est pas un long fleuve tranquille !
Outre ces pratiques, le nombre de dossiers de logement en attente n’a fait qu’augmenter pendant l’ère Delanoë. Et la politique du logement s’avère un leurre en raison d’une politique axée principalement sur la préemption et le reconventionnement au détriment de la construction. Un échecs cuisants !