Yves Jego, pour les péages urbains ; Roger Karoutchi à la fête de l’huma et Valérie Pécresse, la première
Autre, Vie locale, Régionales septembre 9th, 2008Une des questions phares des régionales (et de la pré-campagne interne) sera certainement celle du financement du transport en commun. Tous les candidats ont d’ambitieux projets pour l’améliorer et des opérations sont déjà programmées (Métrophérique, Charles de Gaulle Express, prolongement de certaine ligne de métro, tramway, renouvellement accéléré du matériel roulant etc, et même qui ne touchent pas aux transports publics bouclage de la francilienne, A86 ou le canal Seine-Nord).
Certains candidats sont moins crédibles que d’autres pour réaliser ces projets. Le premier d’entre eux étant Jean-Paul Huchon. Président du Syndicat des Transport de l’Ile de France STIF. Il reste, à ce titre, l’un des principaux responsables des nombreux dysfonctionnements des transports publics, dans la région.
Le budget transport de l’IDF représente 7 387 milions d’euros. Son coût a fortement augmenté. Combiné avec les projets d’amélioration et sa gestion actuelle, de nouvelles recettes devront être trouvées pour répondre aux améliorations indispensables. Peu d’économie peuvent être réalisées. Quelles solutions ?
- plus de contributions des collectivités (paie 1 074 milions d’euros) ; celle-ci voient leur ressources diminuer chaque année…
- ou des entreprises (qui contribue à hauteur de 40 % ; ce taux était 31,1 % en 1983; avec 2 971,83 milions d’euros, avec notament le versement transport). Or, dans la région parisienne, ils ont l’obligation de financer une partie des abonnements de transport de leur salarié. C’est donc légitime que les entrepreneurs s’opposent à une taxation supplémentaire. Le MEDEF Ile-de-France propose d’augmenter la part régionale de la TIPP impôt de 2 à 4 centimes d’euros par litre par an pour financer le D’après leur calcul, cette hausse minim pourrait augmenter le buget entre 100 et 200 milions d’euros par an (en fonction du prix du carburant)
- ou de l’Etat (même réponse que les collectivités…). Certes Bertrand Delanoë se fait fort de remplir les caisses de l’Etat en en augmentant la pression fiscale à 40 milliards d’euro (15 en annulant le paquet fiscal, 3 en créant de nouvelles cotisations sociales sur les stock option, 20 en supprimant les niches fiscales) - Reste à convaincre les français ;
- ou, c’est ce que l’on craint si c’est la gauche qui passe, une augmentation des prix du ticket (les recettes voyageurs représentent 42 % du budget avec 3 091 milions d’euros). Or comme vous le savez, les premières propositions d’Yves Jego et Roger Karoutchi tendent plutôt à l’abaissement du prix de la carte orange (ce dernier propose une carte orange unique et dézonée à 50 euros et une carte imagin’R unqiue à 25 euros).
Une solution, déjà utilisée chez nos voisins, comme à Londres, à Stockholm ou à Milan : le péage urbain.
Le secrétaire d’Etat à l’outre-mer s’est prononcé pour, cet été : “Yves Jégo, candidat à l’investiture UMP pour les régionales, est favorable à la mise en place de péages urbains à Paris et dans d’autres grandes villes d’Ile-de-France pour financer un plan de transports en commun, et une carte orange mensuelle à 30 euros pour tous les franciliens.“
Il est vrai que la proposition d’un péage urbain à Paris a déjà fait l’objet d’étude par les services de l’Etat et pour d’autres villes (comme Grenoble). Le gouvernement devrait d’ailleurs inviter, sur la base du volontariat, dans le cadre de l’application du grenelle de l’environement, à expérimenter le péage urbain dans le centre des grandes villes. Lyon pourrait être le premier cobaye…
Ni Valérie Pécresse, ni Roger Karoutchi ne se sont prononcées, depuis, sur cette proposition.
Peut-être le secrétaire d’Etat au relation avec le parlement le fera à la fête de l’humanité où il participe, le 14 septembre, à un débat : “Grand Paris et avenir de la Région Capitale”. Pendant la campagne municipale, Roger Karoutchi s’y était opposé lorsque le ”khmer vert” M. Baupin en faisait une condition essentielle à son aliance avec le PS : «Le candidat Vert à Paris veut matraquer les Franciliens qui n’ont pas d’autres choix que
d’emprunter les routes et autoroutes pour se rendre à leur travail» (le figaro - 9 janvier 2008).
Peut-être le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur le fera le 11 septembre à Velizy (Yvelines), où elle tiendra une première réunion publique.
Le 09/09/2008 à 16:55
Merci Bertrand de sauver les finances publiques, vu sur Delanopolis: Citons ce visionnaire : « l’Etat peut économiser 40 milliards d’euros grâce à trois mesures pouvant remettre de l’ordre dans les finances publiques de la France. Je propose d’annuler le paquet fiscal qui ne profite qu’aux plus riches, et cela dès le budget 2009 ; je suggère de supprimer ne serait-ce qu’un tiers des niches fiscales existantes, soit à peu près un tiers des 72 milliards d’euros que cela représente -ce n’est pas démago, mais bien réaliste que de dire cela- ; enfin, il faut revoir la fiscalité des stocks options, même la Cour des comptes, qui n’est pas composée que de personnes de gauche le dit ».
Annuler le paquet fiscal dès 2009 ? Delanoë ne court guère le risque d’être suivi par le gouvernement. En admettant qu’il le soit, cela signifie donc qu’il préconise de supprimer, entre autres : l’exonération d’impôt sur le revenu pour les heures supplémentaires effectuées au-delà de la durée légale du travail, le paiement de l’ISF en investissements dans les PME ou en dons aux organismes d’intérêt général ; le crédit d’impôt sur les intérêts des emprunts souscrits pour l’achat d’une résidence principale ; l’exonération d’impôt sur le revenu pour les salariés de moins de 25 ans qui travaillent pour financer leurs études ou encore la suppression des frais de succession pour le conjoint survivant ou le partenaire pacsé. Fort bien, il faudra s’en souvenir si d’aventure il était candidat à des fonctions nationales.
Supprimer un tiers des niches fiscales ? Parfait, mais lesquelles ? Les réductions d’impôts bénéficiant aux journalistes ? Les mesures en faveur des DOM-TOM ? La loi Besson (un camarade de parti) sur l’investissement locatif, celles sur les investissements en PEA ou en Sofica, celles sur les zones franches et zones urbaines sensibles, la loi Malraux sur les immeubles classés, celle sur l’entretien des monuments historiques ? A elles seules, ces niches représentent plus que les deux tiers des manques à gagner pour l’Etat. Il faudrait donc en sacrifier plusieurs, pour mettre à exécution les projets de Delanoë.
Soyons sympas, accordons lui la révision de la fiscalité des stocks options, car il ne dit rien de précis sur le sujet. Le seul problème est que cela ne représente pas grand-chose.
Et admettons aussi que ce ne soit pas de la démagogie, juste de l’ignorance.
Le 08/10/2008 à 0:18
Un enseignement méconnu du sondage Ile-de-France : Pécresse peut reprendre la région
Le Figaro s’est fait l’écho d’un sondage de l’IFOP, qui montre que Valérie Pécresse devance très nettement Roger Karoutchi dans les primaires UMP qui les opposent en vue des élections régionales de 2010. Les résultats de l’enquête menée début septembre* sont sans appel. Et surtout, le vrai enseignement du sondage est ailleurs : Pécresse peut reprendre la région à la gauche. Elle est la plus à même de faire regagner la région à la majorité présidentielle.
Dans ce sondage, Valérie Pécresse est au coude à coude avec Jean-Paul Huchon, qu’elle dépassera sûrement après quelques mois de campagne. Connue de 83% des Franciliens, toutes couleurs politiques confondues (43 points de plus que Roger Karoutchi !), elle recueille 50% de bonnes opinions, soit quasiment autant que le président du Conseil régional, avant même d’avoir entamé sa campagne électorale (Roger Karoutchi totalise pour sa part 18%). Et à la question qui est posée de savoir quel est le souhait des Franciliens, toutes tendances confondues, pour diriger la région, ils sont encore 59% à citer Valérie Pécresse contre 17% à citer Roger Karoutchi. Il y a là une vraie possibilité de créer une dynamique, ne la gâchons pas.
Sur les questions de notoriété et d’image, Valérie Pécresse devance largement Roger Karoutchi auprès des sympathisants UMP : ils sont 89% à connaître Valérie Pécresse contre seulement 50% à connaître Roger Karoutchi. Ce dernier recueille par ailleurs 34% de bonnes opinions auprès des mêmes sympathisants UMP contre 77% pour la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.
* Terrain réalisé du 5 au 7 septembre 2008 auprès d’un échantillon de 1007 personnes représentatif de la population de l’Ile-de-France âgée de 18 ans et plus, méthode CAWI
Le 09/10/2009 à 8:50
Il y aura des centres villes réservés à une élite, des centres villes entourés de murailles ‘’technologiques'’ (caméras thermiques, détecteurs d’indésirables, agents pacificateurs). L’élite vivra dans des logements écos bios certifiés (ce qui leur permettra de donner des leçons de morale écolo au bas peuple). Le bas peuple (les banlieusards) vivront dans des maisons bricolées non écolos, donc ils paieront de lourdes taxes punitives (mais citoyennes et responsables) et subiront des contrôles techniques de leurs maisons tous les ans (pour une somme modique de 500 euros). Cette ‘’..naille de banlieusards qui ne font même pas l’effort de s’acheter des Rotoya-Minus ! Qu’ils restent dans leur banlieues. Mais dans un esprit de péage urbain social, social ! ? (=la provocation n’a plus de limites). Mais le centre ville ne leur est pas totalement interdit : à certaines heures des transports de masse leur permettront de venir faire le ménage ou de torcher le … des vielles B incontinentes. Vous comprenez on ne veut pas les loger sur place sans les payer car l’esclavage est parait-il interdit, 5 euros par jour et un bouillon bien chaud préparé par une asso caritative suffira à les maintenir en vie (quelque temps, pas question de payer des retraites) : ‘’au moyen-âge les serfs étaient taillables et corvéables à merci'’ (heureusement les bonnes choses reviennent ?).