Dans l'hémicycle régionaleUne des questions phares des régionales (et de la pré-campagne interne) sera certainement celle du financement du transport en commun. Tous les candidats ont d’ambitieux projets pour l’améliorer et des opérations sont déjà programmées (Métrophérique, Charles de Gaulle Express, prolongement de certaine ligne de métro, tramway, renouvellement accéléré du matériel roulant etc,   et même qui ne touchent pas aux transports publics bouclage de la francilienne, A86 ou le canal Seine-Nord).

Certains candidats sont moins crédibles que d’autres pour réaliser ces projets. Le premier d’entre eux étant Jean-Paul Huchon. Président du Syndicat des Transport de l’Ile de France STIF. Il reste, à ce titre, l’un des principaux responsables des nombreux dysfonctionnements des transports publics, dans la région.

Le budget transport de l’IDF représente 7 387 milions d’euros. Son coût a fortement augmenté. Combiné avec les projets d’amélioration et sa gestion actuelle, de nouvelles recettes devront être trouvées pour répondre aux améliorations indispensables. Peu d’économie peuvent être réalisées. Quelles solutions ?

  • plus de contributions des collectivités (paie 1 074 milions d’euros) ; celle-ci voient leur ressources diminuer chaque année…
  • ou des entreprises (qui contribue à hauteur de 40 % ; ce taux était 31,1 % en 1983; avec 2 971,83 milions d’euros, avec notament le versement transport). Or, dans la région parisienne, ils ont l’obligation de financer une partie des abonnements de transport de leur salarié. C’est donc légitime que les entrepreneurs s’opposent à une taxation supplémentaire. Le MEDEF Ile-de-France propose d’augmenter la part régionale de la TIPP impôt de 2 à 4 centimes d’euros par litre par an pour financer le D’après leur calcul, cette hausse minim pourrait augmenter le buget entre 100 et 200 milions d’euros par an (en fonction du prix du carburant)
  • ou de l’Etat (même réponse que les collectivités…). Certes Bertrand Delanoë se fait fort de remplir les caisses de l’Etat en en augmentant la pression fiscale à 40 milliards d’euro (15 en annulant le paquet fiscal, 3 en créant de nouvelles cotisations sociales sur les stock option, 20 en supprimant les niches fiscales) - Reste à convaincre les français ;
  • ou, c’est ce que l’on craint si c’est la gauche qui passe, une augmentation des prix du ticket (les recettes voyageurs représentent 42 % du budget avec 3 091 milions d’euros). Or comme vous le savez, les premières propositions d’Yves Jego et Roger Karoutchi tendent plutôt à l’abaissement du prix de la carte orange (ce dernier propose une carte orange unique et dézonée à 50 euros et une carte imagin’R unqiue à 25 euros).

Une solution, déjà utilisée chez nos voisins, comme à Londres, à Stockholm ou à Milan : le péage urbain.

Le secrétaire d’Etat à l’outre-mer s’est prononcé pour, cet été : “Yves Jégo, candidat à l’investiture UMP pour les régionales, est favorable à la mise en place de péages urbains à Paris et dans d’autres grandes villes d’Ile-de-France pour financer un plan de transports en commun, et une carte orange mensuelle à 30 euros pour tous les franciliens.

Il est vrai que la proposition d’un péage urbain à Paris a déjà fait l’objet d’étude par les services de l’Etat et pour d’autres villes (comme Grenoble). Le gouvernement devrait d’ailleurs inviter, sur la base du volontariat, dans le cadre de l’application du grenelle de l’environement, à expérimenter le péage urbain dans le centre des grandes villes. Lyon pourrait être le premier cobaye…

Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement et président du groupe UMP IDFNi Valérie Pécresse, ni Roger Karoutchi ne se sont prononcées, depuis,  sur cette proposition.

Peut-être le secrétaire d’Etat au relation avec le parlement le fera à la fête de l’humanité où il participe, le 14 septembre, à un débat : “Grand Paris et avenir de la Région Capitale”. Pendant la campagne municipale, Roger Karoutchi s’y était opposé lorsque le ”khmer vert” M. Baupin en faisait une condition essentielle à son aliance avec le PS : «Le candidat Vert à Paris veut matraquer les Franciliens qui n’ont pas d’autres choix que Valérie Pécressed’emprunter les routes et autoroutes pour se rendre à leur travail» (le figaro - 9 janvier 2008).

Peut-être le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur le fera le 11 septembre à Velizy (Yvelines), où elle tiendra une première réunion publique.