rocher du zoo de VincennesLe rocher artificiel (haut de 65 m) du zoo de Vincennes (ci-joint - photo de Billou issue du site http://www.visoterra.com/ ; source dispo en cliquant sur la photo) a perdu de sa splendeur. En effet, le zoo, inauguré en 1934, pour prolonger celui provisoire de l’exposition coloniale de 1931 est fermé pour vétusté travaux depuis le 30 novembre 2008. Il dépend du Muséum national d’histoire naturelle, couvre une superficie de 14,5 hectares et abritait plus de 1.200 animaux d’une centaine d’espèces souvent en voie de disparition.

Le concept de zoo a-t-il encore un sens ?

A l’heure où la nouvelle religion écologie crispe toute action, la question s’est posée. Pour l’État, la réponse est oui “pour autant que le zoo soit un lieu de recherche et de sensibilisation à la biodiversité” précise Chantal JOUANNO, secrétaire d’État à l’Ecologie, et Valérie PÉCRESSE, ministre de la Recherche qui ont lancé officiellement le programme de rénovation hier, mercredi 24 février 2010.

Ce programme de rénovation totale du zoo, d’un coût total de 133 millions d’euros, sera essentiellement financé par le privé, l’État ne mettant que 30 millions.

A cette fin, une convention de financement a été signée par Valérie PÉCRESSE et Chantal JOUANNO et le Muséum National d’Histoire Naturelle. Ce dernier a également formé un contrat de Partenariat Public Privé (PPP) de 106 328 148 € avec Chrysalis. C’est la première fois que ce genre d’opération concerne un parc animalier, selon Libération du 25 février. Le quotidien nous apprend aussi que “l’entretien (environ 4,3 millions par an) sera également à la charge de Chrysalis [groupement d’entreprises emmené par la Caisse des dépôts]. Mais le parc sera dirigé et géré par le Muséum, qui versera à Chrysalis une redevance annuelle moyenne de 12,25 millions pendant vingt-cinq ans. La conception paysagère a été confiée à l’atelier de Jacqueline Osty et l’architecture à l’agence de Bernard Tschumi et Véronique Descharrières. La partie construction échoira à plusieurs filiales du groupe Bouygues.”

Valérie PÉCRESSE et Chantal JOUANNO lancent un projet ambitieux, raisonnable financièrement pour l’État et qui relancera sa fréquentation, utile à notre arrondissement et au prestige de Paris. Nous ne pouvons que nous en réjouir

Six “Biozones” devront être construites. Les travaux qui doivent débuter en septembre 2011, devraient être terminés en 2013, pour une réouverture prévue en mars 2014, après une période d’acclimatation des animaux.

Matthieu SEINGIER

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